Agriculture
La région de Kaolack est essentiellement agricole, 65% de la population active s’adonnent à l’agriculture. Les cultures sont diversifiées : arachide, céréales (mil souna, sorgho, maïs, riz, niébé, fonio, sésame, pastèques et cultures maraîchères). Les partenaires tels que le PAFA et l’ONG SYMBIOSE sont en train de développer les filières agricoles.
A travers le Plan Sénégal Emergent (PSE), le développement de l’agriculture commerciale sera appuyé par (i)・la mise en place de fermes intégrées, dont des domaines agricoles communautaires (DAC), qui constituent des projets d’agrégation pour la multiplication des exportation des fruits et légumes (ii)・l’organisation des petits producteurs agricoles autour de gros opérateurs modernes, et industriels à travers le développement de mécanismes de contractualisation intégrant le financement de l’activité (iii) la création de zones greniers qui constituent des corridors céréaliers visant le développement et l’intensification de bassins agricoles irrigués pour réduire de moitié le déficit de la balance commerciale sur les cultures céréalières.(iv) l’établissement de pôles de transformation agroalimentaire pour le développement d’une agro-industrie à haute valeur ajoutée dans le domaine de la transformation des fruits et légumes, des huiles, des produits laitiers, des céréales, de l’aviculture ; (v)・la relance de la production nationale d’arachide.
Les services techniques
A la veille de chaque campagne, les commissions mises en place par l’autorité administrative au niveau départemental, de l’arrondissement et localement, sont chargées de la réception et de la vente des matériels et intrants agricoles subventionnés par l’Etat du Sénégal.
Les services techniques intervenant dans l’agriculture de la région de Kaolack sont au nombre de 4. Au premier maillon, se trouve la Direction Régionale du Développement Situation Economique et Sociale de la Région de Kaolack édition 2016 Page 86 Rural (DRDR), unité régionale de coordination de l’action agricole. Ensuite, il y a les Services Départementaux de Développement Rural (SDDR) implantés dans les chefslieux de département et chargés de s’occuper de toutes les questions agricoles.
Il existe des associations paysannes fortes à envergure nationale ou interrégionale
- URCAK
- UNIS
- CNIA
- CCPA
- CICL
- FNOPS
- FNCAAS
- CRCR
Le secteur agricole bénéficie de l’assistance technique de certains intervenants dont les plus importants sont
- ANCAR
- CADL
- PAFA
- Caritas
- SYMBIOSE
- FEPROMAS
- PAIS
- ANIDA
- Naattal Mbaay
Caractéristiques des exploitations
Il existe des associations paysannes fortes à envergure nationale ou interrégionale La proportion de ménages agricoles qui pratiquent l’irrigation au cours des années 2017 et 2018 (environ 15%) dépasse largement celle notée en 2019 et 2020 (environ 4%) et 2022 (2,1%). La plupart des ménages agricoles de la région a exploité moins de 3 parcelles en 2019 (65,5%), une proportion largement supérieure à celles enregistrées en 2017 (18,67%), 2018 (41,2%), 2020 (42,4%) et 2021 (46,6%) mais proche de celle relevée en 2022 (61,7%). Une situation inverse est notée s’agissant du nombre de ménages agricoles qui ont exploité 3 à 5 parcelles et chez ceux ayant exploités plus de six (06) parcelles. En 2017, les proportions les plus élevées sont occupées par ces deux types de ménages (respectivement 59,8% et 21,6%). La superficie moyenne de ces parcelles varie entre 3,4 et 4,5 hectares sur la période 2017-2022. S’agissant de l’utilisation des engrais et des produits destinés à la restauration des sols, on note que sur la période sous revue, une proportion relativement importante de ménages agricoles a utilisé le fumier (96,0% en 2017, 82,0% en 2020 et 69,30% en 2022) et le NPK (98,1% en 2017, 77,47% en 2020 et 55,2% en 2022) même si pour ces deux types de fertilisants, l’utilisation a été moindre en 2019 (46,5% pour le premier et 32,2% pour le second. On note une faible utilisation du composte (moins de 10%) et du phosphate (moins de 10%) quelle que soit l’année. L’urée a été faiblement utilisée par les ménages agricoles en 2019 (3,65%) et en 2022 (13,22%) contrairement en 2017 (31,8%) et en 2020 (25,7%). Une faible proportion de ménages agricoles pratique l’horticulture (moins de 4% quelle que soit l’année).
Production
La superficie totale emblavée pour la culture des céréales est estimée à 199 852 ha lors de la campagne 2022/2023 contre 206 226 ha durant celle de 2023/2024, soit une hausse de près de 3%. Une répartition de cette superficie selon le département indique prés de 45% sont emblavées dans le département de Nioro et un peu plus du tiers le sont dans celui de Kaolack. Près de 70% de cette superficie est destinée à la culture du mil (144 100 ha) et près de 20% à celle du maïs. Le même constat est fait lors de la précédente campagne (2022/2023). Hormis le Sorgho dont la superficie emblavée est plus importante dans le département de Kaolack, les superficies réservées à la culture des autres types de céréales sont plus importantes dans le département de Nioro. La production de riz est relativement faible dans la région. elle est pratiquée principalement dans le département de Nioro et de Kaolack. La culture de riz ne semble pas être pratiquée dans le département de Guinguinéo. Les superficies emblavées pour la culture du mil et du mais ont faiblement varié entre les deux campagnes, par contre celles destinées à la production du sorgho local a augmenté de 26,5% et celle mobilisée pour la production du riz a quadruplé entre 2021/2022 et 2022/2023 avant de revenir à 1042 ha en 2023/2024. Concernant les cultures dites industrielles, les superficies emblavées passe de 188 090 ha en 2021/2022 à 194 646 ha en 2022/2023, soit une hausse de 6556 ha en valeur absolue et de 3,5% en valeur relative. Cette superficie passe à 212 949 ha en 2023/2024, soit une hausse de 9,4% par rapport à la précédente campagne. Quelle que soit l’année, près de 87% de cette superficie est destinée à la culture de l’arachide huilerie qui a par ailleurs connu une hausse de 10,4% des superficies emblavées pour sa production. Hormis le manioc qui a vu ses superficies emblavées baissées de 3,1%, les autres cultures industrielles à savoir le pastèque (3,2%), le sésame (5,1%) et le niébé (18,2%) ont connu une hausse des emblavures. La quantité produite de mil a connu une hausse de 62,9% entre les campagnes 2022/2023 (141 272 tonnes) et 2023/2024 (230 197 tonnes). La production de maïs malgré la hausse de 2% enregistrée entre les deux précédentes campagnes reste toujours en deçà de la quantité obtenue en 2021/2022 (127 949 tonnes). Le Sorgho local a connu une baisse de sa production avant de se relever à nouveau en 2023/2024 contrairement au riz dont la quantité produite en 2021/2022 a été multiplié par six lors des campagnes suivantes. Quant à l’arachide huilerie, sa production passe de 201 310 tonnes en 2021/2022 à 193 033 tonnes en 2022/2023, soit une baisse 4,1% pour s’établir à 251389 tonnes en 2023/2024, soit 58 356 tonnes de surplus par rapport à la précédente campagne.
Les contraintes socio-économiques :
On note, entre autres : – l’insuffisance de bonnes pistes pour l’acheminement du matériel, des intrants agricoles et l’accès aux marchés… – l’insuffisance des financements étatiques et privés destinés à l’agriculture, – le manque d’organisation de la majeure partie des producteurs qui demeurent en dehors des structures organisationnelles sensées les représentées, Tout cela repose sur une exploitation agricole familiale non considérée par son propriétaire comme une petite et moyenne entreprise agricole (PMEA) devant être compétitive et rentable.
Perspectives
Elles se déclinent comme suit : – Poursuites des politiques des subventions sur les intrants en attendant que le PRACAS soit évalué, – Poursuite de la politique et des stratégies de reconstitution du capital semencier afin de généraliser l’utilisation de semences certifiées, – Lutte contre salinisation des terres, – Poursuite de l’appui au renforcement de la dynamique organisationnelle des producteurs, – Poursuite du renforcement du réseau de pistes rurales, – Consolidation des acquis en matière appui-conseil agricole et rural et capitalisation des pratiques et connaissances obtenues à travers les projets, programmes et autres structures.

